Quatrième pouvoir

la sagesse a parlé, elle a
donné sa main, son
allégeance
face à face qui ne se fit pas dans
l’indifférence, je
ne suis pas de ceux qui oublient, je ne
suis que de ceux qui aiment, la
sagesse a professé être mienne, être
au fond de l’eau la sereine
la pacifique

Atlantide qui ne fut submergée soi-disant qu’avec
grâce, avec classe, avec
les cœurs lourds
sagesse humaine
enterrée je le crois avec l’odeur des corps blêmes
ces corps blancs et caveaux et fosses et dents
empilées là sur le rebord
dents d’or et cheveux de soie
richesse qui ne fut pas de moi, qui ne fut pas
mienne, sagesse où étais-tu ? Espèce
étrange que l’homme, est-ce
mon cerveau ou le leur, mon cœur
ou l’absence de gènes compatibles
avec ceux de l’humanité, étaient-ils
monstres ou bien moi ou bien quoi
ou bien nous
qui sommes-nous ?

les feux, les fours
ont parlé je crois
qui dirige et qui donne sa loi ? Qui donc
écrit dans les journaux ? Qui dicte ? Et quelles
mains recopient le pire
du lavage des classes
moyennes passables ou recalées
ajustées
sur la télévision, sur les
informations, les leurres, je ne
crois plus en ces libertés chattes
et chiennes
miroir de main de ceux qui détiennent
les sceptres

dites-moi que Paris est morte, qu’elle
a besoin d’être sauvée, qu’elle veut
une révolution, je ne veux
que me battre, je voudrais que la bataille soit officielle
belle
car nécessaire
où passe donc le feu qui jaillissait hier
dans nos veines ?

les lettres s’acheminent
dans les journaux, dans les
magazines, les lettres
se suivent, s’accrochent
les unes aux autres, les mots
avancent, rail
qui file droit, mais où ? La fin
n’en vaut pas les moyens
le lecteur acheminé tombe
dans le panneau et moi aussi
prix
de l’excellence prix du
fou

les haines
se ravivent se heurtent
face à face, les étincelles reprennent
leur souffle, fers et croisement d’étain
où mène donc le chemin, la
société reprendra-t-elle la main
sur ses fonds propres ? L’argent
ne fait pas l’odeur, les morts
au caveau et les gueules fermées
que faudra-t-il dire pour qu’enfin une armée
d’équité se lève ? Équidés sans trêve, cavaliers
de justice et de paix. Fraternité
que me veux-tu ? Suis-je le
gardien de mon frère ? Là-bas
au loin
on attend encore la pacifique
la sagesse humaine
absente de nos répliques, de nos
tweets, nos
chamailleries, et les morts
s’enterrent eux-mêmes, Syrie
sauras-tu fleurir encore ? Les paysages d’or
et de feu, et d’aurores, et d’armées
auront-ils oublié nos allégeances ?
Constellations qui nous consternent, ou pas, danse
avec nos stars, oui mais pas
seulement, dans le pré les amours jouent
encore, je suis
ce que je regarde, je suis neutre, je ne suis
pas au courant, je ne veux pas savoir, les
idéaux n’en sont plus et le dégoût
s’avance

l’indifférence naît
des trahisons, on ignore à moitié
pour ne plus être de ceux
qui auront compris mais mains liées, télé
que me veux-tu ? Suis-je le gardien de mes chaînes ?
Clés qui ne me sont données que lors des
statistiques, publicité que me veux-tu ? Quel est le prix
du bonheur ? J’achète, je le veux, je l’aurai
un jour
je l’aurai, publicité
que me veux-tu mis à part mes poches ? Société garde donc
tes parts, tes taxes, tes capitaux, publicité que me veux-tu ? Journaux
écrivez-vous vos slogans comme ceux
pour les yaourts ? Ou comme ceux pour les banques ? Manies
de nous user au fer et à la chaux, mais doucement, mais avec notre accord
propagande qui s’excuse de n’écrire qu’à la demande, liberté
que me veux-tu ?

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