Poésie, Sonnets

La Muse

Dans son corset si pâle et allant, déguisée,
Se frayant un chemin dans la douleur des nuits
Courant chercher son or au hasard de nos lits
Lasse, elle promenait son ombre échevelée

Filant sa beauté claire aux lueurs effacées
Du soir et laissant choir l’odeur du temps qui fuit,
Ses lèvres marchandant l’espoir au vent qui bruit,
Comme des plaintes crues en ses yeux amassées

Dans la ville ce soir le poète regarde
Passer cette éphémère illusion : ne garde
Pour s’en ressouvenir qu’un rythme griffonné.

Et au matin ouvrant finalement sa porte
Il découvre blottie la muse que transporte
Toujours la mélodie du vers inachevé

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