Articles

La naïveté féconde – Partie 1

Les feuilles. Ça fait du bruit, dans les branches. Ça apaise. Comme un souffle. Ça s’arrête et puis ça reprend, comme des mains qui caresseraient les branches. C’est beau. Comme ça, sans en avoir l’air, ça vous noue le ventre d’entendre cette petite chanson, cette chanson qui dit –écoute. On écoute.

C’est le bruit de la vie qui passe : le bruit de tous les jours. La vie passe. Elle s’en va. Elle s’écoule lentement sans que l’on s’en rende compte, comme un quartier d’orange que l’on presse. Le jus qui coule, entre nos doigts : il s’enfuit.

L’arbre, je veux dire l’érable, le sait bien. C’est l’érable le plus large que je n’ai jamais vu. Enfin, je ne sais pas. Peut-être que je le trouve large parce qu’il n’y a rien autour, pas grand-chose. C’est un arbre très vert. Très dense. Les feuilles sont comme faites de mousse très fine, bien soyeuse. Quand on les touche on dirait des pêches.

C’est un arbre que j’aime bien. Il est très grand. Les feuilles vont jusqu’au ciel, comme des doigts qui attrapent les nuages et en été il est comme un bras gigantesque qui sort de terre pour se tendre vers le soleil. Avec des muscles noueux, saillants, des muscles remplis de force, que rien ne peut vaincre. Et les branches sont alors comme un poing fermé. Comme si l’arbre venait justement de prendre une décision, et qu’il nous le disait en tendant son poing comme ça vers le ciel.

En hiver, il est très différent. Premièrement il parait beaucoup moins grand, à cause des feuilles en moins. Et puis aussi il fait beaucoup moins de bruit, le vent passe dans ses branches, mais ça siffle, c’est tout. Il ne parle pas comme avec les feuilles. Il est là, tout droit, comme un pilier qui supporte les nuages, avec ses bras qui font comme un chapiteau antique, sculpté en forme de veines pour irriguer la terre. En hiver l’arbre se nourrit du ciel. La terre est toute dure. Elle ne donne plus rien. Il avale l’air, l’arbre, et il le recrache dans la terre, pour la faire respirer un peu. Pour lui rendre l’hiver moins rude. L’arbre fait ça. En silence. Sans bruit. Seulement le vent qui siffle et qui souffle sans s’arrêter. Sans cesse.

En hiver toutes les choses sont différentes : quelque chose dans l’atmosphère, la respiration du monde change, les pensées se rétrécissent. Comme les jours. Ce n’est pas mauvais. C’est simplement comme ça. Je n’aime pas l’hiver. En fait, en hiver, j’aime seulement le matin. Quand tu ouvres ta fenêtre, que la ville n’est plus qu’un immense nuage blanc plein d’eau, et que les maisons sont comme des navires, et puis tu respires et tu sens l’air froid qui descend jusque dans ton ventre. C’est la seule chose que j’aime, l’hiver. Et puis cet arbre qui fait respirer la terre. Il est très beau à cause de ça, cet arbre.

C’est un arbre que je connais bien. Il habite chez moi. Il est comme un repère pour savoir où j’habite. Comme ça, et même si je ne suis plus tout à fait un enfant, je me dis que je ne pourrai jamais me perdre, toujours il y aura cet arbre immense pour me montrer le chemin où aller. Et cet arbre d’ailleurs c’est très pratique pour indiquer le chemin à mes amis d’école. Simplement la maison avec l’érable. C’est la seule avec cet érable comme ça. On ne peut pas se tromper. Si vous venez chez moi d’ailleurs vous verrez. Il est très grand. Faut croire que la terre à cet endroit est particulièrement riche pour l’avoir fait pousser comme ça avec force. Ou alors c’est lui qui a planté ses racines dans le sol, qui les a enfoncées comme autant d’aiguilles, jusqu’à ce qu’il trouve sa nourriture profondément enfouie dans la terre, dans des grottes cachées ou des nappes phréatiques spongieuses. Quoi qu’il en soit il a bien dû y avoir une raison pour qu’il soit, comme ça, le plus beau et le plus majestueux de tous. A mon avis il doit bien narguer tous ses frères et autres compatriotes parce qu’il est le seul à avoir aussi bien réussi son coup. Comme on dit c’est un coup de maître… mais maître de quoi ?

Avant on avait comme ça une voisine qui posait tout plein de questions, à croire que sa vie c’était ça, de poser des questions toujours, et de chercher toujours, et de réfléchir toujours, je ne sais pas moi, elle devait être un peu philosophe dans l’âme, sauf que les philosophes, eux, réfléchissent et se taisent. Elle, c’était le contraire.

Le plus bizarre en fait chez elle n’était pas sa manière particulière de vous parler en systèmes interrogatifs. Non. Elle, elle était du genre à sortir tous les jours à la même heure, revenir à la même heure, éteindre sa lumière à la même heure, enfin bref c’était un métronome en marche perpétuelle. On n’avait pas remarqué, au début. On ne remarque pas toujours tout chez nos voisins, faut dire. Mais ensuite on a commencé à relever certains hasards qui nous ont fait penser que peut-être cette femme-là était un sujet d’enquête instructif. On ne s’était pas trompé.

Cette femme était vieille, et même franchement vieille. A croire que sous sa peau de dinosaure elle avait déjà outrepassé la durée de vie moyenne des êtres humains dans notre bas monde. Cette femme-là avait vécu la préhistoire. Non pas qu’elle fasse partie de ces gens qui vous sortent toutes les anecdotes de l’histoire, à croire que eux, au sacre de Bonaparte, ils y étaient, et même ils connaissaient tous les invités dans leurs plus fines dentelles, mais non, elle n’était pas de ce genre-là. Elle vivait dans son propre monde.

Elle venait de la préhistoire pour la simple raison qu’à force de vous parler de tout sauf de ce quoi vous vouliez parler, et à cause aussi de toutes ses questions, ça finissait par la faire ressembler à un sphinx sorti des grottes de l’Histoire du temps pour venir vous interroger à vous sur ses énigmes à la noix, sur quoi vous n’osiez pas avancer de réponse de peur, je ne sais pas moi, de voir s’ouvrir sous vos pas un enfer incandescent. Ça faisait franchement peur. Limite on aurait vu sortir par derrière une espèce de queue enflammée que ça ne nous aurait pas étonné.

Pour le reste, les vrais démons, c’était bien nous. Non pas qu’on eut ces allures démoniaques qu’ont certains gamins aux sourcils relevés. Non, nous on avait tout des anges purs comme la glace, sauf que nous on s’amusait bien, faut me croire, de ce que les gens pouvaient bien se tromper sur notre compte. Toute cette histoire (et c’est pour cela que je la raconte) en est bien la preuve. Mais je présente les choses à l’envers, et il vaudrait mieux pour vous que je revienne aux commencements des choses.

Cet érable donc – parce qu’en fait j’en étais là – était le plus beau et le plus majestueux de tous. A croire qu’il avait découvert l’alchimie parfaite permettant de développer sa physionomie d’arbre dans toute sa beauté princière. Tout droit comme un pylône électrique qui aurait subit une explosion en son sommet, recourbant tous ses fils en un fouillis impénétrable. Même, on pouvait y voir des soubresauts, et comme des tressaillements, preuve que cette arbre-là était bien vivant et que d’ailleurs bien habité.

Il faisait très exactement face à la maison de Mme Legrand, maison qui était comme envahie par l’ombre gigantesque de cet arbre monumental qui habitait en face de chez elle. Donc à cause de cela elle paraissait toute petite.

Cette maison était simplement rose, avec un toit de tuiles toutes simples, et une porte de bois clair, avec, en haut, une petite fenêtre en forme de demi-cercle et ornée de barreaux torsadés. Je crois que vous voyez à peu près. Cette femme d’ailleurs, était tout à l’image de cette porte. Toute torsadée. Non pas qu’elle ait attrapé une quelconque scoliose. Elle était simplement de ces personnes qui aiment mettre des torsades, et des tournures, et des fleurs, et des, pourquoi pas, je ne sais pas moi, des éléphants roses ou mauves, à tout ce qui passent devant leurs yeux. Du reste, elle était très sympathique, et même nous allions souvent chez elle prendre notre goûter à quatre heures. Non pas que sa conversation (chats de porcelaine et acteurs blonds et fringants) fut intéressante, mais elle possédait, la seule dans toute cette populace, ces biscuits qu’on adorait tous et qui étaient parfumés à la cannelle. Maintenant encore cette odeur particulière me fait revenir à chaque fois dans son salon bariolé. Les fauteuils étaient particulièrement confortables, et même, ils étaient spacieux. On y tenait à trois sans problèmes.

Elle avait d’ailleurs une manière particulière de parler qui faisait qu’elle ponctuait chaque demi-phrase de « hum » « ha » et autres onomatopées, ce qui avait pour conséquence directe de nous faire nous sentir bien moins ridicules lorsque, debout devant la maîtresse, nous hésitions à répéter pour la troisième fois dans le même vers de La Fontaine ce « heu » significatif. D’autre part, nous l’aimions bien parce qu’au contraire des autres personnes de son âge (je précise qu’elle devait au moins être triple fois grand-mère) elle n’avait pas cette habitude fâcheuse de nous coller ses lèvres sur nos pauvres joues roses avec des smacks retentissants. Non. Elle était une grand-mère, mais une grand-mère comme on n’en fait plus, avec gâteaux à la cannelle, discours soporifiques, et bisous absents au commandement. Bref, de quoi occuper nos après-midi pluvieux, mais il faut dire que dans notre région ils n’étaient pas nombreux, donc forcément ce n’était pas comme ces choses dont on se lasse si bien parce que, justement, on en abuse trop.

On avait une fois trouvé une fourmilière dans le jardin de Mme Legrand. On avait vu ça comme une guerre ouverte, et qui s’était terminé dans un gigantesque pétard et un feu d’artifice aux allures de Nagasaki. On eut pour un instant je crois la même vision de fin de règne que les aviateurs qui, de là-haut, avaient lâché leur bombe. Nous ça nous avait plutôt fait rire, ces fourmis se prenant pour les filles de l’air et voltigeant à qui mieux-mieux aux quatre coins de l’espace. Pas la peine d’en faire un fromage, mais quand même qu’est-ce que c’était drôle.

Nous on avait compris ça dès le départ, qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’homme en général et que de toute manière quoi qu’on fasse on ne pourrait jamais faire pire que ce qui avait déjà été fait. La folie des grandeurs marche dans les deux sens. On avait comme ça de la marge d’essai, et puis même une sacrée marge vu toute l’histoire qui était déjà passée derrière nous. L’autre avec sa peau de diplodocus, elle devait en avoir connu de belles pour décider comme ça un jour, ni vu ni connu, de ne rien attendre de sa vie et de vivre ses jours comme une danseuse de boite à musique qui fait des ronds sur elle-même en cadence.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans son enfance, nous ce n’était pas d’ailleurs le genre de question qu’on se posait. Je veux dire, ce n’était pas du tout notre préoccupation. Notre truc c’était, comme qui dirait, l’enquête spéciale et les missions commando. Pour ça on était, nous, les meilleurs.

Notre première mission avait été d’ailleurs un art en la matière, alors que nous n’étions à l’époque que purement novices. On avait un don, c’était tout. On avait un don et on a creusé la veine. Faut pas gaspiller les potentiels, moi je dis, surtout quand ce potentiel correspond à des choses aussi belles et aussi fortes que celles qu’on a vécues. Mon dieu mais qu’est-ce qu’on était tarés, vraiment, y a pas à dire, et puis même c’était ça qui nous amusait le plus, faut croire qu’on était les doux représentants de l’espèce humaine. On aurait trouvé un mouton bêlant qu’on l’aurait égorgé avec nos doigts, et sans salir d’une goutte de sang nos chemises immaculées du dimanche, réputation oblige, un ange en habits de boucher ça se saurait.

On avait donc tout à nous pour faire la guerre, et même on ne s’en privait pas. Tout y est passé pour ainsi dire, et tout c’était même peu dire. Qu’est-ce qu’on s’est marrés à cette époque-là. Faut dire que la vie était trépidante. On ne s’ennuyait plus, ça nous changeait des biscuits à la cannelle et tout le bazar qui du reste était agréable mais quand même moins chargé d’histoire. Parce que nous, on changeait l’ordre des choses, on laissait notre empreinte dans le long fil gravé sur les roches du passé, et donc grâce à nous les choses seraient enfin nettement différentes et beaucoup plus attrayantes pour l’ensemble des vivants. Enfin ça c’est ce qu’on se plaisait à croire, mais pas un de nous n’y croyait vraiment. Vous savez comment c’est la cervelle humaine, ça monte d’un coup mais ça se sait terriblement insignifiante.

Pour en revenir à Mme Legrand, sa maison (donc maintenant vous devez visualiser à peu près comment c’était) faisait très exactement face à la notre, et c’était celle juste à côté des Grenadier. Ceux-là ils n’avaient pas un nom d’emprunts, c’était des vrais. On les aimait bien quand même. Faut dire, ils avaient des raisons pour se faire aimer. On n’a jamais connu couple aussi charmant depuis au moins je pense – et même j’en suis sure – trois générations. C’était les perles rares, ceux qu’on veut tous pour voisins, qui sont aimables mais pas trop, courtois sans en faire des tonnes, et surtout qui s’intéressent à vous sans empiéter sur votre vie privée. Ajoutez à cela les apéros les soirs de match et les dimanches sur la pelouse de leur jardin autour d’un barbecue, ça vous donne une idée.

Pour le reste, les adultes, on ne s’en préoccupait pas trop. Nous on passait nos après-midis flanqués dans les crevasses de ces parcs à moitié défoncés parce qu’on les laisse en friche depuis déjà pas mal d’années, sans doute des lieux où la terre était avare et où rien ne pouvait pousser.

Ce qui poussait sans problème là-bas par contre c’était les cris qu’on lançait nous, à tort et à travers, et c’était alors des chevauchées incroyables et des épopées extraordinaires. On nous aurait observé qu’on aurait été incapable de comprendre d’où nous provenait cette incroyable énergie, à croire que – je ne sais pas moi – on aurait mangé du lion où quelque chose du genre. Faute de lion, on inventait toutes sortes de ménageries pittoresques, et même des animaux sans noms pour lesquels on faisait fort travail de description pour convaincre les autres que, sans problème, notre monstre à nous il les explosait tous autant qu’ils étaient.

Une fois elle est venue sur notre terrain de jeu, je veux dire Mme Legrand. Elle est venue comme ça et en plus elle nous regardait. C’est ça qui était le plus énervant, je crois, c’est qu’elle nous regardait. Je veux dire, elle pouvait à la limite comme ça venir se balader, je ne sais pas moi, et comme ça jeter un coup d’œil un peu au hasard, parce que justement nous on était là au même endroit donc forcément elle nous aurait vu. Mais là non. Elle est venue exprès pour nous regarder. Je sais pas moi, peut être un désir incongru de retour en enfance, où bien un besoin de mélancolie des jours passés, toutes ces particularités qui, je ne sais pas pourquoi, moi j’ai toujours pas compris, poussent certaines personnes à vouloir incessamment se replonger dans leur propre histoire.

Déjà, faut vous remettre dans ce jour-là très précis, parce que quand même vous n’y étiez pas, donc forcément ça vous enlève une bonne part des sensations. Premièrement il pleuvait. Là vous allez dire ce n’est pas possible, il ne peut pas pleuvoir alors qu’une petite grand-mère vient voir des gamins jouer sous la pluie au milieu de la boue accumulée depuis des générations dans un trou d’eau. Mais si, c’était exactement comme ça. Avec son parapluie bleu à fleurs roses et jaunes, ses bottines beiges, son chandail qu’elle avait tricoté elle-même avec de l’épaisse laine brune en y imprimant des motifs en reliefs genre un peu torsades en forme de V, et sa jupe longue et mauve qui descendait jusqu’à ses pieds. Elle était debout, et même, encore plus debout que d’habitude. Je veux dire que d’habitude, travail des ans oblige, elle était toujours un peu penchée, recourbée, comme soutenant une invisible masse tombée là durant sa vie et qu’elle n’aurait jamais réussi à soulever tout à fait pour la faire rouler au sol.

Nous on début on ne l’avait pas vue. Seulement après. D’ailleurs peut-être que ça aurait été mieux pour elle qu’on ne la remarque jamais. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Du reste, ce fut assez amusant à cause de la pluie. Le hasard avait bien fait les choses puisque avec ce déluge, la boue qui retenait l’eau comme un éponge fluide, et le ciel gris comme un chameau de fumée, on était, nous, aux anges pour ce qui allait suivre. Elle était là comme ça, ses petits yeux clairs, presque humides faut dire. Je ne sais pas, peut-être nous voir comme ça, le passé qui ressurgit, les yeux qui s’embrument, les souvenirs qui se superposent à la pluie grise et noirâtre. La maladie du cœur, la maladie des os, peut-être, je ne sais pas, une vague chanson de l’âme. C’est ça qui nous a marqué tout d’abord.

Les arbres traînaient devant le ciel, comme des taches devant les yeux qu’on ne peut plus enlever, et qui nous suivent comme des fantômes. Les nuages avaient d’ailleurs leur part de responsabilité pour ce frémissement des sentiments. Ils avaient cette allure froide des vitres transparentes, celles qui recouvrent tout, et qui laissent passer le soleil par voiles enluminés, comme des rideaux du temps qui s’ouvrent sans crier gare. Alors tendue vers ces images qu’elle voyait apparaître, elle se tenait bizarrement sur la route, face à sa vie évanouie et passée, comme une persistance dernière qui n’était là que pour enfoncer un peu plus le clou dans son dos brisé. Mais nous, on l’a vue tout à coup. Ça a fait comme une détonation dans nos bras, on s’est arrêtés de courir. C’est là que tout a commencé. Faut dire que nous on ne pouvait pas supporter ça, on ne pouvait pas ne rien faire. Peut-être même qu’elle, c’était ça qu’elle attendait en se tenant comme ça droite devant nous tous. Alors on lui a donné ce qu’elle voulait. C’est tout. C’était tout simple.

1 réflexion au sujet de “La naïveté féconde – Partie 1”

  1. J aime beaucoup les arbres. En ce moment ils verdissent. LA nature est belle, nous en avons particulièrement besoin en ces temps difficiles à vivre. Du haut de mon 4è étage, j’ouvre d’un côté la baie et j’admire ce bel acacia, tout fleuri dont le parfum monte jusqu’à moi, dans le parc qui entoure mon immeuble….
    Merci Pauline.
    Annie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s