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Le Poète

Tu écris et déjà ta muse au loin du port,
Ritournelle versée du meilleur ou du pire,
Efface ta peur sombre et te soumet l’empire,
Du mot déjà fuyant l’oubli dans son ressort.

Mais refusant toujours d’en alterner l’effort
Elle avance et te joue sa musique de cire,
Brûlant le papier mat et son éclat de rire
Vient moucher dans tes doigts la mèche azur du sort.

Discret combat que vainc l’instinct sans gouvernail,
Qui rassemble en harem les rimes au sérail,
Et choisira la belle aux ors du matin tendre.

Allume, allume encore et l’étoile et le ciel
Assume à bras ouverts et le miel et le fiel
Du vers qui se termine en un souffle de cendre.

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