La Naïveté Féconde – Chapitre 6

Ce que je vous ai pas dit aussi c’est que ce jour là, le jour était triste comme un bouc. Le ciel était d’un gris neuf, qui brille, qui paraît presque blanc, qui vous donne l’illusion d’un beau jour. Mais il était gris. Gris d’acier. Le métal dans le ciel. Nous, nous étions encore innocents comme des chats morts. Fatigués. Jamais jour ne nous parut plus long. Pourtant, il n’y avait pas de raison particulière à cela. Je veux dire par là que c’était un jour qui n’était pas préprogrammé pour être long, ni court, il n’était pas programmé du tout, de ces jours que l’on ne sait pas quoi en penser la veille, parce que, justement, ce sont des jours comme les autres, alors notre imagination s’envole et recréé sur ces mur froids du jour gris un autre jour plus dense en rêves. La magie de la poésie.

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