Béthanie

il est un parfum Seigneur si beau si rare aussi
coeur de Marie de Béthanie
de l’amour qui versé ne sera plus repris
de l’amour de ton nom du pécheur repenti

de l’amour à l’amour appelle le Verbe épris
comme un répond sans fin à la beauté de qui
verse pour ce trésor tout l’argent qui à lui
donne un bien si grand à posséder ainsi

et tout l’argent versé pour que la perle à lui
soit donnée, et tout l’or dans le trésor qui luit
indigence de celle qui verse ainsi sa vie
aux pieds du Seigneur Dieu dont le coeur est un cri

cri d’amour envers ceux dont la vie est à lui
et notre amour offert est à ses pieds bénis
pour qu’à la croix soit là notre amour et aussi
le sien, mêlés sur le bois près de lui

et l’onguent précieux exhale le parfum
de l’amour qui jamais ne sera plus détruit
sur la croix dans la foi aux pieds de celui qui
rend l’esprit, la Vierge et Jean déjà leurs larmes essuient

car donnés par le Christ comme mère et fils, aussi
de l’amour à l’amour appelés à la vie.

Le Semeur

pas à pas, pas à peine
tes mots m’ont appelée où ils sèment
au profond de mon âme
la douceur, la sereine

paix dévoilée et fidèle
que tu me donnas pleine
et si je suis allée où je ne connais pas
c’est que ce fut en moi

pas à pas, pas à peine
il fut long le chemin longue la chaîne
qui m’entravait certaine
que je ne la voyais pas

délicate attention qui fut tienne
d’ouvrir les fers ouvrir les yeux ouvrir les dilemmes
et laisser voir à moi enfin les croix que je traîne
comme un voile que tu déchiras

pas à pas, ce ne fut pas sans peine
que je plongeais ma main, que je posais mon doigt
puisque là se trouvaient les silences et les choix
que tu sèmes

Suivre au désert

dans ce désert la soif la solitude
montrent à mon coeur ce que c’est que d’aimer
effort de suivre
ce qu’hier me semblait aisé

le silence ne sait plus très bien dire
qui de toi ou de moi se défile
pas plus ne peut mon esprit ressentir
quelle ombre entre nous se faufile

oui la nuit oui la nuit amène
son lot de doutes amers et de plaies
ne sois pas loin non pas loin de mes
peurs qui traînent

et si bien comblent mon âme assoiffée
tes mots mon aimé tes paroles,
je n’en peux plus de mes idoles
réveille-toi étend ton bras ta main me sauver

ce lieu où tu donnes au jour le jour
ton alliance contre l’inquiétude,
sera la terre où tes paroles encore
feront s’éveiller mon amour