Claquements blancs et noirs

 

Claquements blancs et noirs, claquements secs
Drapeaux de ma mémoire, et soleils, et soif, et moi
Qui ne suis que ce moi qui aime
Oh laissons donc nos voeux à la chaîne
Attachés blancs et blêmes
Et fuyons

 

N’avions-nous pas

 

N’avions nous pas
Et l’amour et le choix
Prison, non?
De nos « être-moi »
Rigueur
D’un présent fait de lois
Et d’humeurs
Les sentiments, ailleurs
Voguaient

Et les larmes nous reviennent

Et les larmes nous reviennent
Les larmes des jours passés
D’où qu’elles viennent
Elles hantent nos rêves amassés
Des larmes désarment
La saveur de nos jours
Et l’oeil s’élève face à l’obscur
Avenir qui gît
De la terre trépassé